C'est la guerre ! Branle-bas de combat chez les opérateurs téléphoniques qui accueillent froidement le nouveau né Free Mobile. Et pour cause, après la publicité gratuite grâce notamment au
bouche-à-oreille, à la presse et aux rumeurs, Free a finalement annoncé son arrivée fracassante mardi 10 janvier 2012, sur le marché de la téléphonie mobile. Après avoir mis un premier coup de
pied dans la fourmilière d'offres déjà existantes pour l'ADSL, voilà que la société réitère l'opération mais cette fois, sur le marché florissant de la téléphonie mobile.
Trois opérateurs se partageaient la part du gâteau en s'entendant sur des prix élevés, ce qui leur a d'ailleurs valu une grosse amende. Aujourd'hui, c'est sans compter sur Free mobile et son
offre simple, claire et pas chère. Et quand on dit « pas chère », c'est qu'elle dépasse l'entendement. Mardi matin, la Toile est en effervescence suite à l'annonce non pas de Numéricable (qui a
du repousser sa date) mais de Free, par la voix de Xavier Niel, le PDG d’Iliad. Le nouvel opérateur téléphonique déplore des tarifs concurrentiels trop élevés au détriment du portefeuille des
consommateurs. Nous serions le pays où les communications téléphoniques sont les plus excessives. Pour remédier à cela, Free décide de sortir seulement deux offres :
- La première à 19,99€ où tout est compris, c'est-à-dire : appels illimités vers les fixes et/ou mobiles de 40 destinations (dont la France métropolitaine et les DOM), SMS/MMS illimités, Accès
FreeWiFi illimité, Internet 3G jusqu'à 3Go (débit réduit au-delà). Le tout, sans engagement de durée !
- La deuxième à 2€ qui comprend 60 minutes d'appels et 60 SMS (pour contrer l’offre RSA proposée par le gouvernement et les 3 opérateurs historiques).
Par ailleurs, en étant déjà client d’une Freebox, les tarifs descendent à 15,99€ et 0€ !!!
Les mauvaises langues diront déjà que le service ne sera pas à la hauteur alors que Free annonce le recrutement de plus de 1500 téléconseillers et l’assistance de centres d’appels en cas de
débordement, sans compter sur des boutiques Free, à raison d’une centaine sur deux ans. Pour couronner le tout, l’appel vers le service client à partir du mobile sera gratuit !
Le plus amusant, c’est lorsque l’on contacte son opérateur actuel qui ne trouve rien d’autre que d’attaquer bassement Free sur les garanties proposées dans les conditions générales d’abonnement,
et plus précisément sur le fait qu’en cas de réclamation, la réponse arrivera sous maximum 30 jours alors que l’opérateur se félicite de répondre en 5 jours. Voilà le contre argument chez SFR,
sans oublier de patienter pour voir les offres à venir.
Il semble qu’il aurait été plus judicieux de s’y prendre avant l’arrivée attendue de la concurrence pour baisser les prix. Quoiqu’il en soit, et aussi surprenant que cela puisse paraître, Orange
(qui loue d’ailleurs très chère sa couverture réseau à Free en plus de son propre réseau mais qui ne couvre que 30 à 40% du territoire) est le premier à réagir par le biais de sa marque low cost
SOSH. Virgin Mobile contre-attaque également en tentant de s’aligner sur les tarifs du dernier venu.
Une offre réservée aux 3 premiers millions de clients ?
Il a été annoncé lors de la conférence que l’offre à 19,99 sera disponible pour les 3 premiers millions de clients. Qu’adviendra-t-il ensuite ? Une augmentation des tarifs ? Xavier Niel, invité
dans l’émission « C à vous » sur France 5, répond à ce sujet : « On a mis une limite théorique à 3 millions pour ensuite se poser la question : est-ce qu'on s'est trompé dans nos calculs
économiques d'une façon ou d'une autre ? On pense que non, et donc ce prix aura une pérennité, mais si on s'est trompé, on s'engage à ne pas changer le prix pour les 3 premiers millions. Mais
dans l'autre sens, si on devait baisser les prix, on les baissera pour tout le monde » Et dans le cas contraire ? Suis-je bête, c’est sans engagement donc on peut toujours partir mais Free ne se
permettrait sûrement pas de perdre ses nouveaux clients.
En tout cas, les consommateurs se sont rués dans les quelques boutiques déjà existantes notamment à Rouen, 31 rue Jeanne d’Arc (En même temps c’est normal, elle a frit, elle a tout compris), où
seules trente personnes maximum pouvaient y accéder. Pour le reste, il fallait donc attendre sur le trottoir qu’une place se libère. Et sur Internet, les chiffres sont édifiants puisqu’un record
du nombre de visiteurs simultanés sur un streaming vidéo web (devant le Super Bowl 2011 !) a été établi avec 4.6 millions de visiteurs uniques sur le site live.free.fr et plus de 450 000 flux
simultanés.
Photo issue du Facebook de Free Mobile.
Un point noir ?
Là où l’offre peut faire réfléchir certains, c’est dans le fait qu’aucun téléphone n’est proposé dans le prix du forfait mais à part. En gros, il faudra débourser le prix fort pour avoir le
dernier modèle à la mode, contre quelques euros chez les opérateurs déjà en place. Le calcul est donc nécessaire. Le client étant redevenu roi, il ne faut pas hésiter à contacter son service
client pour connaître les avantages qu’il peut proposer afin de nous garder. Un téléphone à bas prix voire à 1€, une remise importante, etc. ? Et si cela ne convient pas, il ne reste plus qu’à
récupérer votre numéro RIO pour partir à la concurrence.
Avec 800 millions d’euros de profits sur le marché de l’ADSL l’année dernière, qu’en sera-t-il sur le marché de la téléphonie pour Free, sachant qu’une SMS ne vaut même pas 1cts et que les
opérateurs nous le vendaient entre 10 et 15 cts ? Réponse dans quelques mois.
PS : Je ne pouvais pas m'empêcher de vous montrer l'ouverture de la boutique de Rouen, qui ne propose pourtant aucune solde.
25 décembre 2010 : nous sommes en plein
dans les fêtes et tout le monde est censé être heureux. Pour ma part, je suis envahi de bien-être car dans quelques heures, ma chérie sera dans mes bras. L'arrivée est prévue à 19h06 mais c'était
sans compter sur l'interruption du destin. Aux alentours de 18h25, le train circulant sur la ligne Paris-Caen, dans lequel elle se trouvait, a heurté de plein fouet une voiture en panne. Le
conducteur, un septuagénaire était descendu pour voir ce qu'avait le véhicule pendant que sa femme était restée dans le véhicule immobilisé sur la voie ferrée. Le train a projeté le véhicule qui
est retombé sur la voie, et a été traînée sur près d'1,5 km sous les roues de la locomotive. Un conducteur de train, qui était en sens inverse atteste sur un forum réservé aux cheminots que "le
choc a eu lieu à 120km/h. Deux solutions : soit le conducteur [qui était une jeune conductrice] a eu le temps de déclencher le freinage d'urgence avant l'impact, soit il a vu la voiture au
dernier moment et il a freiné d'urgence au moment de l'impact. Dans les deux cas, à 120km/h, une rame corail de 10 voitures avec une BB 15000 en tête, donc une rame équipée du freinage haute
puissance et du frein électro-pneumatique ne met pas 1km ou 1,5 km pour s'arrêter. Personnellement je dirai que l'arrêt s'est fait en 600m maximum".
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